Kantonale Zulassung im Gesundheitswesen: BAB und OKP-Zulassung müssen beide vorliegen für selbständige Tätigkeit.; Seit 1. Januar 2022 sind Kantone zuständig für OKP-Zulassungen.; Höchstzahlen gelten seit 2021 für bestimmte Fachgebiete ab 1. Juli 2025.
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Autorisations

Obligation d'obtenir une autorisation : quelles activités nécessitent une admission cantonale

Une autorisation cantonale est requise lorsqu'une activité relève d'une profession réglementée au niveau cantonal ou d'une prestation soumise à autorisation.

Quand une activité devient-elle soumise à autorisation ?

Une autorisation cantonale est nécessaire lorsque l'activité exercée peut être rattachée à une profession réglementée par le canton ou à une prestation soumise à autorisation. Les lois cantonales sur la santé énumèrent expressément ces activités, comme l'art. 11 de la loi sur la santé du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures.

L'exercice libre des professions thérapeutiques s'est développé historiquement dans certains cantons. Appenzell Rhodes-Extérieures l'a autorisé en 1871 par décision de la Landsgemeinde ; aujourd'hui, ce principe reste valable sous réserve de la réussite d'un examen.

La liste « Professions et activités réglementées en Suisse » de l'ASRTM indique quelles professions et activités sont réglementées à l'échelle nationale. Elle sert de point de repère, mais ne remplace pas la consultation du droit cantonal applicable.

L'autorisation d'exercer et l'admission à l'AOS sont deux choses distinctes

L'autorisation cantonale d'exercer une profession ou d'exploiter un établissement détermine si une personne est habilitée à exercer une profession. L'admission à l'assurance obligatoire des soins (AOS) régit, quant à elle, si les prestations peuvent être facturées à la charge de l'assurance de base.

Dans le canton de Zurich, la demande d'admission à l'AOS doit être déposée en plus de l'autorisation d'exercer ou d'exploiter. Le canton examine si les prestataires de soins ambulatoires peuvent facturer leurs prestations à l'AOS et rend une décision formelle d'admission.

Seuls ceux qui fournissent des prestations à la charge de l'assurance de base ont besoin d'une admission à l'AOS. Ceux qui facturent exclusivement dans le secteur privé n'en ont pas besoin ; une autorisation d'exercer peut toutefois rester requise.

Quelles catégories professionnelles peuvent facturer via l'AOS

Peuvent demander une admission à l'AOS les pharmaciennes et pharmaciens, les médecins, les chiropraticiennes et chiropraticiens, les ergothérapeutes, les conseillers en nutrition, les sages-femmes, les logopédistes, les neuropsychologues, les infirmières et infirmiers diplômés ES/HES, les physiothérapeutes, les podologues, les psychothérapeutes psychologues ainsi que les dentistes. Les cantons de Berne et de Zurich citent les mêmes groupes professionnels.

La condition préalable est l'exercice indépendant pour son propre compte. Dans le canton de Berne, quiconque souhaite exercer à la charge de l'AOS dans ces conditions a besoin d'une autorisation cantonale.

Admission à l'AOS : groupes professionnels avec et sans possibilité de facturation

  • Groupes professionnels avec admission à l'AOSPharmaciennes et pharmaciens, médecins, chiropraticiennes et chiropraticiens, ergothérapie, conseils en nutrition, sages-femmes, logopédie, neuropsychologie, infirmières et infirmiers diplômés ES/HES, physiothérapie, podologie, psychothérapie psychologique, dentistes
  • Groupes professionnels sans admission à l'AOSAcupuncteurs et acupunctrices, hygiénistes dentaires, droguistes, responsables de laboratoire, praticiens en médecine complémentaire non médicale, optométristes, ostéopathes, masseurs médicaux, esthéticiennes et esthéticiens

Professions sans admission à l'AOS – ce qui ne signifie pas exemption d'autorisation

Le canton de Zurich cite des professions qui ne peuvent pas demander d'admission pour la prestation de services via l'AOS. Il s'agit notamment des acupuncteurs et acupunctrices, des hygiénistes dentaires, des droguistes ainsi que des responsables de laboratoire. Également sans admission à l'AOS : les praticiens en médecine complémentaire non médicale, les optométristes, les ostéopathes, les masseurs médicaux ainsi que les esthéticiennes et esthéticiens.

L'absence d'admission à l'AOS ne signifie pas que l'activité ne nécessite aucune autorisation. Cela indique seulement qu'aucune facturation à la charge de l'assurance de base n'est possible ; les règles cantonales relatives à l'exercice de la profession restent applicables.

Praticien en médecine naturelle : une même profession, quatre spécialisations, des différences cantonales

La profession de praticienne ou praticien en médecine naturelle avec diplôme fédéral comprend quatre spécialisations : la médecine ayurvédique, l'homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et la médecine naturelle traditionnelle européenne (MNTE).

Dans le canton de Berne, un diplôme fédéral de l'examen professionnel supérieur ou un titre étranger reconnu équivalent par la Croix-Rouge suisse dans l'une de ces spécialisations est requis. Sont également exigés la confiance personnelle, la garantie d'un exercice irréprochable de la profession, la maîtrise d'une langue officielle et l'inscription au Registre national des professions de la santé (NAREG).

Le canton d'Argovie connaît l'obligation d'autorisation depuis le 1er janvier 2023. Les personnes qui y exerçaient après le 1er janvier 2018 sur la base d'un diplôme reconnu au niveau fédéral disposaient jusqu'au 1er janvier 2023 pour obtenir l'examen professionnel supérieur ; durant la période transitoire, l'exercice restait exempt d'autorisation.

Dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, l'obligation d'autorisation s'applique depuis le 1er juin 2018. Dans le canton de Berne, il existe une exception : les personnes qui suivent le module 7 « Pratique professionnelle sous mentorat » en préparation à l'examen professionnel supérieur n'ont pas besoin d'autorisation d'exercer pendant la durée du mentorat.

Conditions importantes pour une autorisation de praticien en médecine naturelle dans le canton de Berne

  • Diplôme fédéral de l'examen professionnel supérieurOu titre étranger équivalent (par ex. reconnu par la Croix-Rouge suisse)
  • Confiance personnelle et garantie d'exercicePreuve d'une aptitude professionnelle irréprochable
  • Compétences linguistiquesMaîtrise d'une langue officielle (allemand, français, italien)
  • Inscription au NAREGRegistre national des professions de la santé

Thérapies complémentaires : exemptes d'autorisation, mais avec des limites claires

Dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, les thérapeutes en médecines complémentaires n'ont généralement pas besoin d'autorisation d'exercer ; par conséquent, aucune formation spécifique n'est prescrite.

Ils ne peuvent toutefois pas exercer d'activités relevant d'une profession soumise à autorisation ou qui seraient interdites sans autorisation. La liste de ces activités figure à l'art. 11 de la loi cantonale sur la santé.

L'atlaslogie et la thérapie craniosacrée ne sont pas considérées comme des manipulations de la colonne vertébrale au sens de l'art. 11 al. 1 let. g de la loi sur la santé et sont autorisées sans autorisation.

Changement de canton et titres délivrés hors canton

Selon l'ATF 125 I 322, la loi sur le marché intérieur s'applique à la circulation des marchandises et des services, mais pas à l'établissement. Il est compatible avec la liberté du commerce et de l'industrie d'interdire l'exercice indépendant des professions thérapeutiques non médicales aux personnes insuffisamment formées.

Un titre de compétence délivré hors canton pour la pratique de la médecine naturelle ne confère aucun droit à une autorisation en vertu de la loi sur le marché intérieur si l'autre canton vise consciemment un niveau de protection plus faible. Dans l'affaire jugée, la réussite de l'examen de praticien en médecine naturelle dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures ne fondait aucun droit à une autorisation dans le canton de Zurich.

La différence de coût est pertinente en pratique : dans le canton de Berne, la délivrance initiale d'une autorisation d'exercer coûte 300 francs. Si une autorisation d'exercer valide d'un autre canton existe déjà, la délivrance est gratuite.

De l'analyse préalable à la demande : délais, coûts et erreurs typiques

Dans le canton de Zurich, la demande doit être déposée auprès de la Direction de la santé au plus tôt trois mois avant la date prévue du début de l'activité. Dès que la demande complète avec toutes les pièces jointes est reçue, le traitement dure généralement six semaines.

Il n'est pas permis de commencer à travailler avant d'avoir obtenu l'autorisation. Les personnes exerçant une activité lucrative indépendante ont généralement besoin d'un numéro ZSR ; le canton de Zurich mentionne également le numéro K.

Le canton de Berne gère les autorisations d'exercer via le portail en ligne SIRONA ; l'accès se fait via le login AGOV/BE. Le compte est personnalisé et doit être géré personnellement ; une adresse e-mail privée doit être utilisée pour l'inscription.

Avant un changement de canton, il convient de contacter la Direction de la santé compétente du nouveau canton, car les conditions sont réglementées au niveau cantonal.

Procédure d'obtention de l'autorisation d'exercer dans le canton de Zurich

  1. Dépôt de la demandeAu plus tôt trois mois avant le début prévu de l'activité auprès de la Direction de la santé
  2. Délai de traitementGénéralement six semaines à partir d'une demande complète
  3. Début de l'activitéInterdit avant l'obtention de l'autorisation
  4. Numéro ZSR ou KRequis pour l'activité lucrative indépendante ; le canton de Zurich mentionne en plus le numéro K

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